Tallinn cruise
Comment raconter ce voyage? Deux jours c'est peu et c'est aussi très long surtout quand on ne dort pas. Quand on sera vieux et ridés on se rappelera de nos jeunes années futiles, et surtout de ce voyage ou tout n'était que rires et cocktails alcolisés. Tallin est une ville à part. Le communisme est toujours présent comme une trace de vomi qu'on n'arrive pas à faire partir. Les esthoniens ont été occupés pendant des siècles succesivement par les suédois, les allemands et les russes. Leurs corps se sont développés dans la souffrance, leurs regards crient misère. Et ils voient défiler des hordes de touristes qui ne font que passer. Pourquoi rester à tallinn... pourquoi faire?

La croisère à Tallinn, c'est expérimenter une philosophie: Le sacochisme. Une sorte de hooliganisme soft, une chute vers un réveil difficile, la sacoche est heureuse, heureuse de pouvoir jouir de la vie dans l'excès, pouvoir se dire lorsqu'elle met son joli costume pour aller remplir des tableaux Excel que l'ivresse fut bonne et douce, qu'elle fut rock and roll. La sacoche ne marche pas elle déambule, elle se moque de tout et tout le monde s'en moque. Un citation piquée sur internet nous dit "La jeunesse est une victoire du gout de l'aventure sur l'amour du confort". 
On m'avait beaucoup parlé des "shag boats", ces bateaux qui partent de scandinavie pour faire des pauses pipi dans les pays d'a coté. On m'en avait dit du bien. Ils avaient raison. Ce voyage fut un exutoire. Nous nous sommes comportés comme des stars de rock. Prétentieux, vulgaires, droles, charmeurs...sacoches. J'ai des rides au coin des yeux, j'ai des courbatures plein le corps, la mémoire pleine d'anecdotes. J'aime pas les espagnols, ils m'énervent.
j'ai honte et j'en suis fier. On a croisés beaucoup de personages atypiques en deux jours, un polonais ringard, une chinoise outrée par nos propos, un suédois obèse exhibitioniste, un revendeurd de passeports russes, des employés de Macdo qui jouaient comme des enfants, ...On s'est fait des amis et beaucoup d'énemis. Mais on a surtout rit comme des cons.